Guides pratiques · Famille et enfant
Un père qui vit à l’étranger : garder le lien avec l’enfant
Un parent qui vit loin, beaucoup de familles connaissent cela. Les études montrent ce qui compte vraiment pour l’enfant : une maison stable, la même personne qui s’occupe de lui, et un contact régulier avec le parent au loin.
Une situation que beaucoup de familles connaissent
Dans la région de Kinshasa, deux ménages sur trois ont un membre de la famille à l’étranger. Au Sénégal, beaucoup de pères travaillent en Europe pendant que les enfants grandissent au pays. Ce n’est pas une situation à part. C’est une façon de vivre en famille que vos voisins connaissent souvent très bien.
Ce que la recherche montre
Une équipe de chercheurs a étudié environ 7 000 élèves au Ghana, au Nigeria et en Angola. Certains avaient un parent à l’étranger. Leur conclusion : l’enfant va bien quand trois conditions sont réunies.
- Des conditions de vie correctes à la maison.
- La même personne qui s’occupe de lui, sans changements.
- Un contact régulier avec le parent qui vit loin.
Ce qui pèse le plus sur l’enfant, c’est de changer de personne qui s’occupe de lui. Dans votre cas, c’est vous, chaque jour : la condition la plus importante est déjà remplie.
D’autres études, sur des pères qui ne vivent pas avec leur enfant, vont dans le même sens. Ce qui aide l’enfant, c’est la qualité du lien : une relation chaleureuse, des choses faites ensemble. Le nombre d’appels, seul, compte moins.
Ce qui aide, au quotidien
Ces conseils viennent de l’expérience des familles. Aucune étude n’a mesuré le meilleur nombre d’appels.
- Un rendez-vous fixe. Le même jour, à la même heure. L’enfant sait quand il verra son père, et il s’en réjouit.
- L’enfant mène l’appel. Il montre un dessin, une chanson, son cahier. Pour un petit, dix minutes suffisent.
- Faire quelque chose ensemble. Lire une histoire, regarder les devoirs, chanter.
- Préparer les visites. Compter les jours avant, regarder les photos après. Les visas prennent du temps : prévoyez-les tôt.
- Penser au décalage horaire. Choisissez une heure qui convient à l’enfant, pas trop tard le soir.
Votre rôle compte beaucoup. L’enfant voit son père à travers vos mots. Parlez de lui avec des mots simples et justes. Si vous n’êtes pas d’accord sur quelque chose, parlez-en entre adultes, pas devant l’enfant.
Recevoir de l’argent sans trop de frais
L’Afrique subsaharienne est la région du monde où recevoir de l’argent coûte le plus cher : environ 8 % du montant envoyé en moyenne, fin 2024. Les banques sont les plus chères, autour de 13 à 15 %. Les services de transfert vers un portefeuille mobile coûtent souvent moins.
Le site de la Banque mondiale remittanceprices.worldbank.org compare les frais par pays et par service. Il vaut la peine de comparer une fois, puis de garder le moins cher.
Vérifié en octobre 2026. Les frais de transfert changent souvent : comparez avant de choisir un service.
Sources
- Mazzucato, Cebotari, Veale et al., parents émigrés et bien-être des enfants au Ghana, au Nigeria et en Angola, Social Science & Medicine, 2015.
- Projet MAFE (Ined), familles transnationales au Sénégal, en RD Congo et au Ghana.
- Adamsons et Johnson, synthèse de 52 études sur les pères qui ne vivent pas avec leur enfant, Journal of Family Psychology, 2013.
- Banque mondiale, Remittance Prices Worldwide, rapport du 4e trimestre 2024.
Dans l’Option A, il appelle l’enfant environ une fois par semaine et vient quelques fois par an, plus souvent quand l’enfant grandit. Voir garder le contact.